LEJONC, Jean Louis

Biographie de l'auteur :

              Pierre Charmoz, dès son premier roman Cime et Châtiment, paru en 1982, mit en émoi le monde de l’alpe : pour la première fois dans la littérature montagnarde, on osait faire des rapprochements entre pitons rocheux et objets du désir. Deux autres romans coquins-alpins ont suivi : La Montagne à seins nus et L’Héroïque Aventure d’Henriette de Tourville. Il a publié par ailleurs deux ouvrages de vampirologie fort appréciés des amateurs : Le Vampire de Wall Street et La Canine impériale (souslacape éd.). Originaire de l’Anjou, il vit désormais dans le Briançonnais entre le massif des Écrins et la vallée de la Durance qu’il contemple chaque matin. En buvant du thé.

 

            Jean-Louis Lejonc est professeur émérite de médecine à l’Université Paris-Est-Créteil, grade ronflant, fonction peu prenante qui permet de consacrer du temps à la montagne et à l’écriture. Il aime le vélo, la haute-route, la grimpe avec Charmoz, les pieds paquets et les whiskies japonais. Il abandonne volontiers Saint-Maur pour Briançon où il a ses habitudes. Il a gravi plusieurs fois la barre des Écrins, non sans mal. Il admire l’œuvre de son regretté confrère Arthur Conan Doyle. Son prochain roman, une biographie du docteur Paccard, premier vainqueur du mont Blanc avec Jacques Balmat en 1786, paraîtra en juin 2016 : Paccard, l’oublié du mont Blanc (Guérin éd)

Bibliographie de ses livres :

Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
Ecrins Fatals, la première enquête de Sherlock Holmes
Guérin éditeur, 2015

Éditeur de poche : Ed. Guérin

Son coups de coeurs en poche :

Mr. Ashenden et autres nouvelles
W. Somerset Maugham

Message perso de l'auteur :

             Somerset Maugham. On prononce Môôme. La magnifique préface de Robert Merle à l’intégrale de ses nouvelles (Omnibus, 2010) se conclut par : Le lecteur trouvera, jetés là et là comme par mégarde, des notations qui lui auront peut-être échappé d’abord, pressé qu’il était de courir au dénuement, et qui enrichiront et peut-être modifieront les sentiments que lui avaient inspirés la première lecture. Car ces réflexions – sur le monde, sur les hommes, sur nous-mêmes – c’est à chacun de nous de le faire, puisque le conteur, avec une réserve exemplaire, s’est bien gardé lui-même de les articuler.

              Allez donc lire Les trois grosses dames d’Antibes, Madame la colonelle, Le bedeau.

           Maugham était né en France. Sa langue maternelle était la nôtre. Il écrivait en anglais. Ce grand voyageur situait  volontiers ses intrigues dans l’Empire Britannique. Il avait pourtant fui l’Angleterre pour s’installer à la villa Mauresque, à Juan-les-pins.

           Son talent est de nous plonger au cœur de nos imperfections, de nos états d’âme, de nos souffrances, de nos désirs, de la vanité de toutes choses. Car nous ne sommes guère différents de ces planteurs de Malaisie qui errent de solitudes en médiocrités. Mais qui se ressourcent aussi. Comme nous. 

            Et il est tellement drôle, Somerset Maugham. Un humour impayable, distancié, jouisseur. Le maître de la nouvelle enseigne que le récit doit avoir un début, un milieu et une fin. Tout est souvent dans la chute. Celle d’Au bout du monde, par exemple. Le directeur de la plantation, en apparence cynique et blasé, reçoit un planteur, mari bafoué qui s’apprête à demander le divorce. Il le dissuade de quitter une épouse parfaite pour une histoire de coucherie. En affirmant : Il faut énormément de tact pour faire oublier sa générosité.           

             L’œuvre de Maugham est un hymne à la tolérance.


Dédicace(s) du samedi

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SF                  
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Dédicace(s) du dimanche

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